Une
salle d'examen d'un lycée du centre d'une ville moyenne de France.
Des élèves tout ce qu'il y a de plus « normal ». Vingt
six candidats de terminale L et ES doivent plancher sur le sujet
d'histoire géographie de la session de juin 2014. Au bout d'une
heure, un candidat est déjà parti. Une heure après, milieu de
l'épreuve, c'est le tiers de la classe qui a déjà décampé. Une
heure avant la fin, la moitié a plié bagage. Dans la dernière
minute de l'épreuve, il ne restait plus que 2 candidates qui
relisaient consciencieusement leur copie... Soit c'était trop facile
(le sujet de géographie consistait à remplir une carte muette du
Brésil, un pays très éloigné de l'actualité en plus!), soit les
candidats étaient particulièrement brillants. Ou les deux,
conjonction rare ! Si cela continue pour les épreuves
suivantes, nous aurons un cru exceptionnel du bac...
mardi 17 juin 2014
jeudi 12 juin 2014
Un livret scolaire de poids
Chaque
année scolaire, à la même époque, les professeurs ont a remplir
un livret pour chaque candidat se présentant au bac. Ce (long) travail
d'écriture a lieu deux fois pour un même livret, voire trois si
l'élève double une classe, car les résultats de première et de
terminale y sont portés, pour chaque discipline. Les livrets sont
rangés par classes dans des cartons pesants que les secrétaires
doivent souvent déplacer avec de petits chariots. J'ai eu la
curiosité de peser l'un de ces livrets hier : 109 grammes et
quelques. Comme il y a plus de 600 000 candidats au bac (tous bac
confondus pour l'année 2013), cela fait au moins 60 tonnes de papier imprimé et relié.
A l'heure où tous les établissements ont informatisé la saisie des
notes et appréciations pendant l'année, l'existence de ce livret
apparaît comme une antiquité doublée d'une gabegie de papier et
d'imprimerie. Sans parler de sa manutention inutile dans
l'établissement, voire d'un établissement à l'autre... A quand sa
disparition ? Une réforme enfin utile !
dimanche 8 juin 2014
L'abus de « réformes » nuit gravement à la santé des professeurs (et des élèves!)
On se
souvient que la pré-rentré 2013 avait été endeuillée par le
suicide de ce professeur d'un lycée de Marseille. L'administration
vient de reconnaître comme « imputable au service » la
fin tragique de ce collègue, comme le révèle cet article de Libération. Ce professeur avait expliqué son geste désespéré
dans une lettre largement diffusée dans les média. Il y faisait
part des conditions dans lesquelles l'exercice du métier lui était
devenu impossible. La réforme de la série ex STI (sciences et
techniques industrielles, devenue sciences et techniques du
développement durable, STI2D pour les intimes, tout un symbole !)
a constitué la goutte d'eau qui fit déborder le vase, avec, entre
autres, l'évaluation par les professeurs de leurs propres élèves
pour le bac. Cette reconnaissance constitue une première mais elle
ne saurait masquer l'insuffisance d'écoute et de suivi des
personnels, enseignants ou non, de ce ministère.
Ce
collègue faisait preuve d'un dévouement extrême pour son métier,
trop sans doute puisqu'il lui a paru impossible d'en changer. Sa fin
tragique montre qu'il faut garder un certain recul dans ce métier
face aux exigences des « réformes » imposées à un
rythme soutenu après des concertations de façade et appliquées
dans la précipitation, comme l'avait dénoncé ce collègue dans sa
lettre.
Il
devient urgent aussi de proposer des portes de sorties du métier en
nombre suffisant pour les collègues qui souhaitent se reconvertir,
ou des postes « relais » pour prendre simplement du recul
en exerçant d'autres fonctions. J'avais évoqué dans un article
précédent la possibilité d'étendre encore plus les tâches
d'inspections aux collègues, pour une durée limitée et
renouvelable. Il y a sûrement d'autre pistes à creuser...
vendredi 6 juin 2014
Futurs remplaçants « discount »
Vu sur
le blog du site « Le Mammouth déchaîné », la copie d'un projet
de décret du ministère de l'éducation nationale qui envisage de
confier aux accompagnants des élèves en situation de handicap, ex
AVS (auxiliaires de vie scolaire), le « remplacement
temporaire d'un enseignant absent » ou « de faire face à
une vacance temporaire d'emploi d'enseignant ». Le tout pour
600 euros et quelques nets par mois. Voici une nouvelle catégorie de
professeurs au tarif vraiment imbattable ! Evidemment la garantie
de l'enseignement dispensée n'est pas garantie mais peu importe,
même sans diplôme ni concours, c'est déjà bien payé pour faire
de la garderie...
mercredi 4 juin 2014
Pour en finir avec le bac actuel...
A moins
d'habiter sur la planète Mars (et encore!), il est difficile
d'échapper au matraquage médiatique sur le baccalauréat qu'on nous
assène dans les média depuis plusieurs semaines. On nous le sert
quasiment à tous les repas et à toutes le sauces ad nauseam. Après
l'épreuve de surf à Biarritz et celle de langue tahitienne en
vidéoconférence pour un candidat polynésien en résidence en
métropole, voici hier soir au journal de France 2, un reportage de 5
bonnes minutes sur le rôle des parents pendant les révisions !
Ces derniers sont-ils au moins au courant que leurs rejetons ont peu
de chance de rater l'examen ? Inutile de s'angoisser, il n'y
aura que ceux qui n'auront vraiment rien fait toute l'année pour
échouer et encore, un miracle de dernière minute n'est pas exclu
pour eux, comme on peut le constater tous les ans. Le plus important
est déjà fait, à savoir les voeux d'affectation fait sur le site
« admission postbac » . Les filières du supérieur avec
sélection à l'entrée font leur choix sur les résultats de la plus
grande partie de l'année de terminale, sans que les résultats du
bac soient connus. L'obtention de ce dernier n'y changera pas grand
chose. Quel est alors son utilité ? On ne voit plus que la
satisfaction des parents de voir leurs rejetons obtenir l'examen
qu'ils ont eux même passé ou qu'ils n'ont pas passé.
Une
proposition : que le bac devienne un examen de fin d'études
secondaires et ne soit plus le premier grade universitaire vu qu'il
ne garantit plus le niveau requis à l'entrée de l'Université.
Alors qu'il faudrait que le baccalauréat amène les lycéens au
niveau des exigences de l'enseignement supérieur, c'est ce dernier
qui a du adapter les siennes, à la baisse, au niveau des lycéens.
En enlevant au bac le caractère de premier grade universitaire qu'il
n'a plus depuis longtemps dans les faits, on déconnecterait réussite
à l'examen et entrée dans le supérieur. Titulaire du bac ou pas,
chaque élève pourra continuer à candidater à la filière de son
choix et avoir une place à l'Université si les filières avec
sélection n'ont pas retenu son dossier. Rien de changé donc dans la
procédure actuelle mais on pourra enfin proposer des épreuves au
vrai niveau des exigences de l'enseignement supérieur sans que cela
fasse barrage à son accession en cas d'échec. Les recalés auraient
ainsi l'occasion d'y faire leurs preuves et mettre à profit les
vacances d'été pour combler leurs lacunes !
mardi 27 mai 2014
Bug des « digital natives »
Concept
bien creux que celui des « digital natives », à savoir
ces générations mises en contact très tôt avec les écrans
d'ordinateurs et de téléphone mobile qualifiés
d' « intelligents ». D'après ses promoteurs, ces
jeunes seraient doués de capacités inconnues des générations
précédentes, par l'usage des ces outils et de leurs contenus. Je
crains que la fascination devant des potaches en train de taper à
toute vitesse leurs messages (ou plutôt leurs bavardages creux) sur
leurs téléphones ne les ai aveuglés sur les capacités réelles en
matière de maîtrise des outils par ces générations ! L'usage
d'un outil, aussi aisé qu'il puisse apparaître, ne certifie
certainement pas sa maîtrise. J'en ai eu encore la preuve récemment
lors d'une épreuve de bac au cours de laquelle les candidats
devaient utiliser un logiciel dont ils se sont servis maintes fois au
cours de l'année. Les trois quart des candidats examinés ont fait
preuve d'une connaissance très superficielle du dit logiciel, voire
sont restés pantois devant l'écran ! Je veux bien mettre
cette perte de moyens sur le compte du stress de l'examen mais moi
qui ne l'utilise qu'une fois par an lors de cette épreuve, j'en ai
retrouvé l'usage basique en m'exerçant une seule fois la veille.
Les pseudo « digital natives » ne sont pas près de
surpasser sans apprentissage les générations précédentes qui ont
du se frotter (durement) à l'informatique balbutiante et ses
nombreux « plantages » et autres « bug » !
dimanche 25 mai 2014
Education et élection européenne
Il est
certes un peu tard pour éclairer le vote pour le parlement européen
mais j'ai trouvé intéressant d'effectuer une recherche sur les
propositions éducatives des partis et mouvements présentant des
listes à ce scrutin. Pour ceux qui n'auraient pas le courage de les
lire, il ressort qu'une très large majorité fait un constat d'une
école en panne et en échec et que les propositions préconisent un
retour à la transmission des savoirs, à la promotion de
l'excellence et à une amélioration de la condition des professeurs.
Puissent ces bonnes résolutions être entendues de nos gouvernants !
Alliance
écologiste indépendante :
http://www.alliance-ecologiste-independante.com/pdf/Programme_JMG_2014.pdf
Pas de
mention sur l'éducation dans le tract.
Debout
la République : http://www.debout-la-republique.fr/
Sauf
erreur de ma part, je n'ai rien trouvé sur l'éducation.
Démocratie
réelle : http://www.democratiereelle.eu/
Pas de
rubrique éducation sur le site.
Europe
citoyenne :
http://europecitoyenne.net/wp-content/uploads/2014/05/7propositions.pdf
Europe
démocratie espéranto : http://e-d-e.fr/?Notre-programme
Hormis
une mention sur l'apprentissage des langues, je n'ai rien trouvé
d'autre à propos d'éducation.
Europe
Ecologie Les Verts :
http://eelv.fr/2013/09/11/pour-des-politiques-educatives-ecolocales/
Fédération
Régions et Peuples solidaires :
http://e-d-e.fr/?Notre-programme
Je n'ai
rien trouvé à propos d'éducation.
Féministes
pour une Europe solidaire :
Rien
dans ce tract sur l'éducation.
Force
Vie : http://www.force-vie.eu/
Rien non
plus sur ce site.
Front
de gauche : http://www.placeaupeuple.fr/
Pas de
mention de l'éducation dans le programme des élections européennes.
Lutte
ouvrière : http://www.lutte-ouvriere.org/
Pas de
propositions spécifiques sur l'éducation.
Mouvement
républicain et citoyen :
http://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-boussole-republicaine-pour-la-gauche-et-pour-la-France_a391.html
Mouvement
socialiste alternatif :
http://msafrance.wordpress.com/nos-projets-alternatifs/programme/#education
Nous
citoyens : http://www.nouscitoyens.fr/theme/education/
Nouvelle
donne :
http://www.nouvelledonne.fr/wp-content/uploads/2014/04/Programme-Europeennes2014_NouvelleDonne.pdf
NPA
(Nouveau parti anti-capitaliste) :
http://www.npa2009.org/commission-education
Rubrique
éducation sur leur site (style blog) mais pas de tract de
proposition pour l'élection.
Parti
européen : http://partieuropeen.com/leuropedeleducation/
Parti
pirate :
Le
lien vers la page ne fonctionne plus. Le site du parti pirate a été
… piraté !
Parti
socialiste :
http://www.parti-socialiste.fr/nos-idees/education-et-culture
Pas
de tract sur cette page présentée comme un blog.
UDI-MoDem
l'alternative :
http://mouvementdemocrate.fr/media/PDF/Charte-UDI-MoDem.pdf
Pas de
référence à l'éducation dans le tract.
UMP :
http://www.u-m-p.org/sites/default/files/media/documents/2014-03-19_-_etats_generaux_-_education.pdf
Union
populaire républicaine : http://www.upr.fr/
Une
vidéo que je n'ai pas eu le courage de visionner !
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